Vers un trafic frontalier plus rassurant

En dates du 14 au 17 janvier et du 20 au 23 janvier 2020, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en collaboration avec le Commissariat Général des Migrations et avec le soutien du Royaume des Pays-Bas, a organisé deux formations au bénéfice de 60 officiels des services des migrations, sur la gestion des frontières et la lutte contre les crimes transnationaux. Plusieurs facteurs entre en jeu dont la vigilance, les droits de l’homme et l’intégration régionale.

« Ces formations interviennent en appui aux efforts nationaux, notamment du Commissariat Général des Migrations, entrepris en matière de lutte contre les crimes transnationaux, et aux initiatives du comité ad hoc de lutte contre la traite des personnes au Burundi, sous la coordination de la Première Vice-Présidence au travers de son Plan d’activité intégré de la lutte contre la traite des personnes 2019-2020 », a souligné Madame Mireille Mugisha, Coordinatrice du Département de Gestion des Migrations au sein de l’OIM Burundi, lors de son discours d’ouverture de ces deux formations.

La liberté de circulation constitue un instrument essentiel par lequel se matérialisent les politiques d’intégration régionale engendrant des espaces de libre-échange dans la Communauté Est-Africaine. Certes, ces mouvements de personnes et de marchandises marqués par cette mondialisation croissante posent un défi aux services responsables des migrations et de la gestion des frontières à être de plus en plus vigilants, et à renforcer leur structure, pour gérer de manière adéquate des flux transfrontaliers de plus en plus conséquents d’une manière qui respecte les Droits de l’Homme, la sécurité humaine et la souveraineté des Etats.

Avec cette augmentation des mouvements transfrontaliers ainsi que celle de la criminalité transnationale devenant de plus en plus sophistiquée, le Gouvernement du Burundi a renforcé sa coopération avec les pays voisins pour relever les défis de sécurité communs, tout en renforçant ses capacités opérationnelles et matérielles nationales au niveau du service des migrations et des postes frontières.

Dispensées par l’OIM en collaboration avec le Ministère de la Sécurité publique et de la Gestion des Catastrophes (Commissariat Général des Migrations), les modules présentés étaient axés sur différentes thématiques de la gestion des frontières comme la communication au niveau des points de contrôle frontaliers, les procédures d’examen des documents de voyage, la lutte contre la fraude documentaire, la prévention et les enquêtes liées au crime organisé , la lutte contre la traite des personnes, la lutte contre le trafic illicite des migrants, l’engagement des communautés frontalières ainsi que la gestion humanitaire des frontières.

Ces formations ont ainsi permis de renforcer les connaissances en matière de gestion des frontières pour faciliter la circulation des personnes et des marchandises tout en assurant la sécurité aux frontières. Les connaissances acquises permettront également de contrer les menaces transfrontalières y compris celles liées à la traite des personnes, le trafic illicite des migrants, le trafic de stupéfiants ou la fraude et ainsi que d’autres crimes transfrontaliers.

La méthodologie des formations s’articulait sur une approche participative comprenant des présentations, des jeux de rôle, des exercices de réflexion, des travaux de groupe et des séances de questions-réponses, pour s’assurer de la participation active de tous les participants.

Ces formations ont été organisées grâce au soutien du Royaume des Pays-Bas dans le cadre d’un projet intitulé « Lutte contre la traite des personnes au Burundi ».

Auteur :Olivier Bizimana

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