L'APPEL A LA GREVE GENERALE LARGEMENT SUIVI A BUJUMBURA

A l’appel de plus de 1300 organisations de la société civile et de deux grandes confédérations syndicales du Burundi qui avaient appelé à observer une grève générale ce jeudi 05 Mars 2015, Bujumbura la capitale burundaise a tourné au ralenti ce jeudi. L’activité économique a été paralysée par ce mouvement de grève. Les marchés à l’instar de celui dit chez Sion et celui de Jabe étaient presque vides. Les boutiques et eshops des différentes galeries du centre villes étaient restées fermer tout l’avant midi.

Le quartier asiatique habituellement connu comme un quartier commercial, les magasins étaient fermés, un silence y régner. La circulation dans la ville de Bujumbura était différente de l'ordinaire. Les parkings de bus en provenance ou en partance des quartiers nord ou sud de la ville ont connu une faible affluence des véhicules et des personnes. Le mouvement de grève générale a été observé aussi dans les écoles primaires et secondaires, les universités, les hôpitaux et dans une large partie du secteur privé.

Certaines vendeuses ambulantes rencontrées au centre villes de Bujumbura nous ont affirmé qu’elles n’ont rien vendu depuis le matin faute de client. Pour elles, elles soutiennent le mouvement de grève même si elles n’y ont pas pris part. Elles affirment n’avoir pas de quoi mettre sous la dent c’est pour cela qu’elles ont opté venir vendre leurs denrées. Les organisateurs de ce mouvement de grève apprécient le fait que ce mouvement de grève générale soit largement suivi. Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome une des organisations engagée contre la vie chère au Burundi, fustige le comportement de certains administratifs qui ont voulu intimider les travailleurs en menaçant de sanctionner tous ceux qui n’ont pas été présent au travail ce jeudi.

Rappelons que depuis le 25 Février 2015 les syndicats et organisations de la Société Civile engagés contre la vie chère avaient annoncé une grève générale dans tout le pays pour ce jeudi 5 mars 2015 pour exiger le gouvernement de revoir les mesures visant l’instauration d’une taxe de 42 Fbu sur toute communication téléphonique ainsi que la baisse des prix des produits pétrolier.

Auteur :

The Um fashion