LE VIRUS D'EBOLA : LE BURUNDI EST- IL A L'ABRI ?

Ebola est un genre de virus appartenant à la famille des filovirus ou filoviridae. Son nom provient du nom d’une rivière passant près de la ville de yambuku en R.D. C (République Démocratique du Congo). C’est à l’hôpital de cette localité que fut identifié pour la première fois le virus lors d’une épidémie qui débuta le 1er septembre 1976. L’infection au virus Ebola est une infection rare et sévère. Le virus peut infecter aussi bien les êtres humains que les primates non-humains (singes, gorilles, etc.). La fièvre Ebola est une fièvre hémorragique foudroyante qui s’attaque à l’humain et aux autres primates, principalement transmise par la chauve souris. Les deux premières épidémies recensées par l’OMS ont eu lieu en 1976 au Soudan (151 morts pour 284cas) et au zaïre (280 décès pour 318cas). D’autres contaminations humaines massives surviennent dans les année 1990.En 1994 au Gabon(31 décès pour 52 cas) et en Côte d’ivoire (un cas, un décès), en 1995 au zaïre ( 254 décès pour 315 cas) et en 1996 au Gabon (deux épidémies successive, faisant respectivement 21 décès pour 31 cas de janvier à avril, et 45 décès pour 60 cas, de Juillet à Décembre ) cette épidémie a été de nouveau recensé en 2001-2002 (53 décès pour 65 cas) et en RDC en 2007 (187 morts pour 264 cas) .A cette période on a remarqué la diminution des cas avec le temps grâce aux précautions prise par les gouvernements . 
Le virus Ebola est transmis par contact étroits du malade avec ses proches et le contact direct avec les liquides organique (sang, sperme, excrétion, salive) d’une personne infectée qu’elle soit vivante ou décédée, sont les plus considérables de toutes d’où la non organisation des funérailles par ses proches mais ces funérailles doivent être fait par un personnel de la santé et ce dernier doit être hautement protégé pour qu’il ne soit pas contaminé eux aussi. La transmission peut se produire chez les personnes ayant manipulé des primates infectés par le virus, morts ou vivants. Sous des conditions expérimentales, le virus arrive également à se propager par des gouttelettes ou des particules aérosol.
Les symptômes d’Ebola comprennent : apparition d’une fièvre soudaine, fatigue générale, douleurs musculaires, maux de tête et mal de gorge .Cela est suivi des vomissements, diarrhée, rash cutané, troubles des fonctions hépatiques et rénales, parfois hémorragies internes et externes ensuite suivi du décès par choc-respiratoire dans les 50 à 90?s cas. Les animaux suivants peuvent être porteurs du virus : chimpanzés, gorilles, singes, chevreuils, cochons, proc épics, antilopes, roussettes. Tout en rappelant qu’aussi bien les animaux vivants que morts peuvent transmettre ce virus. Le risque d’infection pour les voyageurs après un séjour dans ces zones est extrêmement bas, même en cas de visite dans les districts affectés, car la transmission survient seulement par contact direct avec le sang, les secrétions, les organes ou autres liquides biologiques de personnes ou animaux infectés vivants ou morts. Le risque peut toutefois augmenter pour le personnel qui, dans l’exécution de son travail ou ses rapports personnels , a été en contact direct avec les liquides biologiques de personnes infectées, d’animaux infectés , ou de corps de personnes ou d’animaux étant morts de suite d’infection au virus Ebola.
Il n’existe aucun traitement curatif et l’évolution de ce virus est fatale dans les 50 à 90?s cas. Un vaccin expérimental a donné des résultats encourageant chez le singe. Il a été administré en Mars 2009 à une chercheuse travaillant sur le virus et qui s’était accidentellement contaminée. L’évolution en a été favorable. Comme il n’existe pas de traitement curatif à ce virus, les gouvernements mettent en place des mesures pour se protéger contre ce virus. 
Selon l’avis du Dr Dorothée NTAKIRUTIMANA qui est médecin épidémiologue, elle explique qu’au Burundi, il existe un organe qui est le Comité National de Gestion des Epidémies et des Catastrophes composé des membres en provenance du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, du Ministère de la sécurité, celui de la Solidarité Nationale et des partenaires. Cet organe collecte des informations, suit l’évolution et évalue les risques et les menaces pour le pays et quand il juge que le pays est en danger il élabore ou actualise le plan de prévention de l’épidémie ou de la catastrophe .C’est cet organe qui donne avis et précautions pour les épidémies que nous avons déjà connu comme le cholera et les autres épidémies. A l’état actuel cet organe n’a pas encore jugé le pays comme pouvant être aux risques du virus Ebola. Le docteur NTAKIRUTIMANA conseille à la population burundaise d’éviter de consommer ou de manipuler la viande des animaux sauvages qui émigrent d’un pays à l’autre car ils peuvent être porteurs du virus aussi elle interpelle les burundais qui effectuent des visites dans ces pays a risque de contamination de rester vigilant.

Auteur :

The Um fashion