TOUT DANS UN SEUL OUVRAGE, TOUT SUR LA MUSIQUE BURUNDAISE A ETE DEVOILE

L’histoire du Burundi se conforme avec celui de son patrimoine culturel. « De l’inanga à la guitare classique, l’histoire de la naissance de la musique burundaise moderne » est le titre du livre que Mgr Justin BARANSANANIYE, un des pionniers de la musique moderne et chanteur du célèbre morceau « KUGASOZI KA KURE », a présenté au public dans les enceintes de l’IFB. Tout sur la musique burundaise a été dévoilé.

                        Msg Justin BARANSANANIYE

Le chapitre premier de l’ouvrage a été consacré aux vraies origines de la musique burundaise. Dans ses racines quand tout l’art musicale été destinée à glorifier le roi mais aussi la plus grande richesse qu’était la vache. L’ouvrage de Mgr BARANSANIYE montre à quel point notre musique traditionnelle cache toute une musicologie et beaucoup de savoir-faire.

La période de transition dans laquelle les artistes ont traversé la barrière pour aller de l’autre côté. Cette une période très importantes dans laquelle nous avons commencé à voir plus loin dans l’art de chanter. Cette époque a été suivie par celle de la formation de la musique moderne. C’est là qu’a été créé pour la première fois un ministère de la jeunesse, des sports et de la culture qu’on a confié au Dr Emile MWOROHA. En 1977, l’orchestre nationale a été créé dont faisait partie l’auteur du livre.

« C’est une très belle époque que je raconte avec beaucoup d’enthousiasme. Il y avait des musiciens dignes de ce nom qui ont permis le passage de la musique burundaise de l’inanga à la guitare classique. Je salue ces grands défenseurs du Jazz burundais.» a dit Mgr BARANSANANIYE. Parlant de cette grande époque, l’auteur a fait un clin d’œil aux artistes de nos jours sur la façon d’écrire leurs paroles. « A notre époque, on se rendait à l’intérieur du pays pour trouver de l’inspiration. C’est pourquoi la musique que nous faisions a une touche qu’aucun étranger ne peut reproduire parce que nous sommes les seuls à en détenir les secrets et clés. » a-t-il ajouté.

Dans le livre Mgr a consacré tout un chapitre en l’hommage d’un seul homme. Son chapitre est consacré à l’époque qu’il a appelée « l’ère Nikiza David ». De 1978 à 1985 a été la période de la révolution de la musique burundaise. Avec la venue de la télévision, les jeunes ont commencé à imiter soit les artistes étrangers ou les artistes burundais qui étaient déjà connu à l’étranger comme Nikiza David. Pour l’auteur, ça été une période de découverte mais aussi de perte. Cette perte qu’on voit aujourd’hui parce les artistes burundais ne peuvent plus s’identifier.

Mgr BARANSANANIYE a aussi salué Nik-Dav comme « le grand père du Gospel burundais ». Pour expliquer ce surnom, l’auteur a dit : «On dit que Apollinaire HABONIMANA est le père du gospel alors comme il est disciple Nik-Dav, ce denier est sans doute le grand père du gospel. »

« Pour retrouver notre patrimoine musicale, nous devons commencer par là où nous avons perdu. Même notre langue est bombardée aujourd’hui. Les artistes ont besoin d’être formé scientifiquement pour que notre musique moderne reflète notre identité culturel. » a été le mot de conclusion de Mgr Justin BARANSANANIYE. Mais il n’a pas oublié de saluer les artistes qu’il a qualifiés de musiciens intermédiaires qui sont Jean Christophe MATATA, Kadja Nin, Bahaga et beaucoup d’autres.

Bref, l’ouvrage qui a été présenté aujourd’hui est une vraie boite de pandore de l’histoire de la musique burundaise. D’après l’auteur la musique est l’un des moyens de retour aux racines. « Nous sommes dans une génération acculturé. Ce n’est pas une satire c’est juste un constant. » a bien expliqué l’auteur. Le livre est aujourd’hui disponible à l’IFB et coute une somme de 50.000FBu. 

Auteur :msm

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