3 choses à savoir sur Jean Christophe Matata

Jean-Christophe Matata est un artiste burundais qui a connu un succès dans la région des grands lacs. Sur le zouk, reggae, afrobeat et musiques traditionnelles, Matata a composé en Kirundi, Kinyarwanda, et en Kiswahili et même en français. Né le 20 Octobre 1960 à Bujumbura, il a connu un grand succès les années 80 et 90. Les médias ont suffisamment parlé de cette icône de la musique mais ces 5 points ont souvent échappés à leurs plumes :

  1. Les gants avant le Micro

Saviez-vous qu’avant de se lancer dans la musique Jean Christophe Matata a d’abord tenté avec le football. Eh oui !!! Comme la grande partie des jeunes citadins, surtout dans les quartiers urbains, le ballon rond est un passage obligatoire. Mais pour Matata, Il a avancé jusqu’à la 2è division avec l’équipe Vital ’O B. Au poste de gardien de but, ce jeune « se débrouiller » paraît-il. Mais voilà il n’ira pas plus loin.

  1. Premier à vendre ses cassettes au Burundi

Dans les années 80, les artistes de cet époque se rappellent que produire un album était un rêve pour nombreux. Plusieurs ont même quitté la terre sans y arriver. J Christophe est parmi les premiers à avoir foncé et briser les barrières pour y arriver. Cédric Bangy son ami et compagnon affirme même que Matata a été le premier burundais à enregistrer ses tubes sur une cassette.

  1. Prix Découvertes de la RFI

En 1987, alors qu’il s’est installé au Rwanda, J.C Matata sort une chanson « Amaso akunda » qui remporte un gros succès. En peu plus tard, en 1987, il a été retenu pour le Prix Découvertes de la RFI. Une scène qui connaissait déjà le talent burundais. Car en 1981, Canjo Amissi, chanteur-guitariste burundais avait remporté le prix du concours Découverte RFI.

  1. Partisan de la paix

Ce fils de Burundi a vu son pays se déchirer à cause de la guerre civile et des tueries inter-ethniques. A un certain moment, il n’a pas pu rester bras croiser et s’apitoyer sur son sort. Il a fait ce qu’il connaissait mieux que tout autre chose : il a chanté. Son titre “Hutu et Tutsi” ne contourne pas les maux des burundais, c’est un appel direct “Nous sommes tous des frères”. Il va même contribuer dans la chanson « Twese turi bamwe » enregistré en synergie avec (Ngabo Léonce, Canjo Amissi, Africanova, Memba, Rose Marie Twagirayezu,…)

  1. Son corps est rapatrié grâce à l’aide du président de la république

Jean Christophe Matata faisait une tournée en Afrique du Sud arrivé au Cap, il souffre d'une infection respiratoire, et s’éteignit le 03 Janvier 2011. Le rapatriement de son corps sera un grand problème pour, non seulement sa famille, mais aussi toute l’Amical des musiciens qui tentent de prendre les choses en mains. Une enveloppe de 15.000 USD ferait l’affaire. Le président de la république Pierre Nkurunziza ne se fait pas supplier et débloque 6000 USD de son compte personnel.

Auteur :La rédaction

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