2015 S'ANNONCE CHAUD AVEC SATURA AMABAFLE

D’artiste de seconde classe, ce jeune homme natif de la commune urbaine de Kanyosha est devenu de nos jours un des grands ambassadeurs de notre pays dans la sous-région. BIZIMANA Aboubakar Karume alias Sat B a accordé un entretien tête à tête à la rédaction de Umuringa Magazine pour parler des perspectives d’avenir et particulièrement pour l’an 2015.

Le propriétaire du surnom Satura amabfle annonce déjà une année 2015 pleine d’objectifs et projets. Ayant déjà une grande notoriété ici au Burundi Sat B prépare à présent la conquête des autres horizons au-delà de nos frontières. « Je remercie mes fans et les média burundaises pour le soutien que j’obtiens d’eux mais j’ai des visions personnelles qui grandissent avec le temps. » s’est-il expliqué.

Sat B a déjà travaillé avec beaucoup d’artiste dans la sous régions ce qui lui rend confiant quant à son avenir sur la scène internationale. « J’ai travaillé avec Washington, Cyndi, Tom Close Davidenko et tous ses personnalité ont une grande place dans l’art de la musique. Je crois que cela constitue un atout ou une base pour que mes performances soient aussi apprécier à l’extérieur comme ici chez nous. » a-t-il complété.

La réponse de Sat B à la question de savoir comment il qualifie est très humble : « Pour moi le fan est Son Excellence. C’est comme pour un bon vendeur le client doit être roi et pour c’est pareil pour mes fans. Comme je le dis toujours je suis aussi un grand fan de mes fans. »

Avec un album de 14chansons « Inkur y’ukuri » et plusieurs single, Sat B affirme que ce qu’il vit déjà est un vieux rêve d’enfance. Toutefois, il n’a pas l’intention de s’en arrêter là et continue à travailler d’arrachepied. Pour expliquer son succès et sa détermination, il le dit en une seule phrase : « La seule condition de réussite c’est le travail. »

La musique étant à la foi son occupation, sa passion et surtout son travail, Satura ne manque pas de rappeler aux autorités de miser plus qu’ils ne la fassent sur la musique burundaise. Dans ce cadre, il lance aussi un grand cri de secours priant que les artistes soient entendus quand il se plaigne des plagiats faites sur leurs œuvres.

Satura Amabfle l’ami des enfants vivant dans la rue se qualifie comme étant un rappeur même s’il touche aussi souvent le RnB et l’afrobeat. « C’est vrai que mon premier succès était un RnB mais je suis naturellement rappeur. » a-t-il ajouté.

« Les burundais ne mettent pas en avant la nation et cela se remarque dans tous les secteurs et sur toutes les échelles. »dit Sat B pour expliquer le retard de notre pays dans l’industrie de la musique sur la scène internationale. Mais il ajoute aussi qu’à chaque lorsqu’il se présente à l’étranger il ne manque pas de mentionné d’où il vient.

Sat b a fini en saluant une fois de plus ses fans et surtout les média burundais eux qui sont artisans de la diffusion de ses œuvres.

Auteur :

The Um fashion