ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC DEUX ARTISTES GOSPEL LES PLUS EN VUE A BUJUMBURA

Tout change, tout évolue. Le monde artistique évolue avec le temps et les nouvelles tendances augmentent du jour au lendemain. Une nouvelle générations de révolutionnaire de la musique gospel a vu le jour et gagne de plus en plus les cœurs des jeunes. Pour entrer dans les coulisses de ses artistes le Magazine Umuringa s’entretenu avec deux de ces gospelmans qui n’en donnent pas l’air. Voici l’exclusivité de notre interview.

U.M. : Bonjour Messieurs.

BIG et J.S. : Bonjour.

U.M. : BIG, pouvez-vous nous parler de vous et votre parcours ?

BIG : Eh bien, mon vrai nom est Régis Zoé Barigume et je suis artiste rappeur. J’ai commencé le rap en 1998 quand j’ai écrit mon premier texte. On a formé un groupe avec des amis et  enregistrés dans les radios puisqu’il n’y avait pas de studio. En 2003, on a formé un le groupe GMP avec JijiSeven, ci présent et Didier. De 2010, je travaille en solo.

U.M. : A côté de la musique, avez-vous un autre travail ?

BIG : Ce que je fais à côté du rap, je ne le considère pas comme du travail parce que le rap est mon seul travail. C’est dans le rap que j’investis beaucoup en termes de temps et de moyen.

U.M. : Le rap n’est pas un style très commun pour les chanteurs de gospel. Est-ce facile de l’intégrer ?

BIG : Au paravent, peu de personne nous comprenaient. Notre style a été beaucoup plus apprécié par les jeunes comme nous mais les ainés ont été un peu réticents. Les gens n’étaient pas habitués de voir un chrétien porté un chapeau comme je le fais ou de lui voir avec des dreadlocks comme Jiji. S’il y a un mouvement nouveau pour vous prenez le temps de réfléchir et de l’étudier avant de le combattre, et si vous ne l’aimez pas ne mettez pas tous vos efforts à le combattre au lieu d’améliorer ce que vous faites. 

U.M. : Jiji, vous avez choisi le ragamuffin, un style qui n’est déjà pas très répandu dans la musique profane. Qu’est ce qui a inspiré ce choix ?

J.S. : Avant, j’étais un rasta et je m’inspirais beaucoup des chansons jamaïcaines. Aujourd’hui, je ne suis plus rasta mais j’ai quand même gardé ses styles comme domaines de prédilections. Et comme Régis, les obstacles ne manquent pas  mais quand on croit en ce qu’on fait rien ne peut nous freiner

U.M. : En ce qui vous concerne, quel est le message principal de vos chansons ?

J.S. : Moi, je chante pour trois choses. D’abord je chante pour évangéliser et je remercie Dieu parce que j’ai eu des témoignages des gens qui s’auraient converti grâce à mes messages. La deuxième chose c’est éduquer. Les maladies, les guerres n’épargnent pas les chrétiens alors je ne saurais évangéliser sans éduquer puisqu’il faut avoir une âme saine dans un corps sain. La dernière chose et celle qu’attend de moi les jeunes c’est l’Entertainment. Je fais la musique pour divertir aussi parce que ça fait aussi partie de la vie.

U.M. : Et vous BIG, est ce que votre message est entendu ?

BIG : Nous voyons que nous avons un grand impact sur l’entourage. La preuve en est qu’il y a des gens qui parle de nos chansons en notre présence sans même qu’il sache que nous en sommes les auteurs. Ça fait très plaisir quand on rencontre un inconnu dans la rue et qu’il nous cite une ligne qu’on a chantée.

U.M. : En parlant de vos messages, il y a des critiques qui vous visent et qui remettent en question votre foi. Qu’avez-vous à dire à propos de ceux qui disent que vous chantez de la politique ?

BIG : Tout le monde a le droit de l’appeler comme il veut mais moi je n’appelle pas ça de la politique. Je suis un citoyen qui doit prendre dans les activités public de la nation. Comme l’a dit Jiji, notre but n’est pas seulement d’évangéliser on doit aussi éduquer. Ce que les autres de la politique, moi je l’appellerai de l’« enseignement ».

U.M. : Jiji, un dernier message pour vos fans ?

J.S. : Quand vous avez un message à donner, vit le puis proclame le. Tous ceux qui parleront de paix, justice, amour sans inclure le Christ seront sous l’emprise du malin.

U.M. : Même question pour vous BIG !

BIG : Je ne sais pas comment le dire mais je peux le résumer en deux phrases. La vie sans le Christ n’a pas de sens. Et si vous ajoutez le dans votre vie le christ sans aucun objectif, vous serez perdant.

U.M. : Nous vous remercions de nous avoir accordé cet entretien.

 

BIG et J.S. : Merci à vous.

Auteur :

The Um fashion