LES ETATS GENERAUX DE L'EDUCATION  [[OU UNE MESSE]] ???

Du 2 au 5 décembre 2014 dans la salle de conférence La détente se tient la première édition des Etats Généraux de l’éducation organisée par les Ministères de l’éducation nationale à savoir celui de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique et celui de l’enseignement de base et secondaire, l’enseignement des métiers, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation. Cette première édition a eu le privilège d’être honoré par le président de la République du Burundi en personne. Plusieurs discours de loin semblable à des homélies ont été entendus. 

                               

Dans son allocution d’ouverture Son Excellence Pierre NKURUNZIZA n’a pas manqué de venter les réalisations déjà fait par le gouvernement dans le domaine de l’éducation. Dans l’enseignement de base, il a félicité le peuple pour avoir construit 5000écoles primaires sur tout le territoire national, et pour le secondaire il a souligné que l’effectif des apprenants a augmenté spectaculairement et enfin dans l’enseignement supérieur, il a salué la création de la direction générale de la science, la recherche et la technologie. De sa bouche, le président a promis qu’en 2015 le Burundi enverra 30 docteurs en formation à l’étranger pour améliorer la qualité des professeurs.

En citant, ces réalisations le président a aussi mentionné l’introduction de l’école fondamentale. « C’est dans l’optique de diminuer le taux de chômage que nous avons introduit un cours d’entreprenariat » a souligné le président de la République. Il est d’une plus grande assurance si les élèves qui terminent la 9ème année puissent montrer leurs propres affaires d’autant qu’ils en sorts jeunes de nos jours.

Les autres interventions du jour ont été faites par les représentants des étudiants des universités publics et privés. Dans leurs discours, ils ont mentionné des problèmes communs. Le premier est en rapport avec le changement du système éducatifs et des diplômes octroyés par les institutions universitaires et le deuxième qui complète ce dernier et celui de l’élasticité des années académiques. Le représentant des étudiants des universités privés a aussi fait un clin d’œil au gouvernement en ce qui concerne l’autorisation de certaines facultés. Ce, parce que l’Université Lumière vient de passer tout un mois d’improductivité à cause d’une grève des étudiants de la faculté de génies civiles dont les activités ont été arrêté.

En l’absence des acteurs principaux de l’enseignement qui sont les professeurs, cet événement n’a pas manqué l’intervention des représentants de la confession religieuse. Un représentant des parents de l’ANAPEE a aussi pris la parole pour s’exprimer. Il a cité plusieurs lamentations des parents lié à des dépenses et frais non expliquer. « Les labos ne sont pas équipés alors qu’on en paie les frais et c’est aussi le cas pour les bibliothèques. Du jour au lendemain, on hausse les frais d’encouragement des professeurs et les universités qui ne cessent d’augmenter le montant des minervals. C’est trop et les ménages n’arrivent plus aptes à offrir une éducation de qualité à leurs enfants. » a-t-il dit d’un air assez souciant.

Les rituels d’une vraie messe n’ont pas eu de place dans ces cérémonies d’ouverture des Etats généraux de l’Education mais on s’y serait cru. Les participants n’étaient là que pour suivre les exposés des exploits pour les uns et des problèmes pour les autres sans maquer quelques fautes de français. Mais une seule chose est sure les défis qui hantent le système éducatifs du Burundi sont multiples et multiformes et sont loin d’être relevé. Toutefois, dans sa sagesse le juge suprême en la personne de Son Excellence Pierre NKURUNZIZA a clôturé son allocution par un conseil aux jeunes étudiants burundais. « La jeunesse doit éviter patriotiquement de tomber dans les piège des gens malveillants et suivre le chemin droit vers un développement. Chers amis, Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » a été la parole de président de la République du Burundi et puisse en être ainsi.

Auteur :

The Um fashion