L’API MIS SOUS LES LOUPES

Le Burundi est en pleine croissance économique. Cette reconstruction économique est assurée par des institutions que le gouvernement a mis en place pour contrôler le fisc comme l’OBR et l’Agence de Promotion des Investissements (API en sigle) pour permettre la création des entreprises et des emplois au Burundi. Ce mercredi 12 novembre 2014, le président du PARCEM Faustin NDIKUMANA et NIHANGAZA Charles, un consultant indépendant ont animé un atelier pour la présentation d’une étude qu’ils ont faite sur le travail de l’API.

                                       Faustin NDIKUMANA, président de la PARCEM

Dans un premier temps, on a commencé par comparer l’état économique du Burundi par rapport à d’autres pays africains qui sont sortis des crises socio-politiques et guerres civiles. En 2000, le Burundi, le Rwanda et la Sierra Leone avaient pratiquement le même PIB (Produit Intérieur Brut) par habitant soit environ 300US Dollars. Mais aujourd’hui le Burundi n’est qu’à 332US Dollars alors que la Sierra Leone est à 869US dollars, le Rwanda à 721 soit notre vision 2025.

                             Charles NIHANGAZA, le consultant

Le consultant NIHANGAZA a expliqué ce retard par le fait qu’il n’y a pas assez d’investissement au Burundi. La première cause de ce manque c’est l’insécurité sociale et le manque de justice commerciale. Effectivement, certains ont peur d’amener leur capital et d’autre corrompent pour contourner la loi et faire des bénéfices sans régulariser leurs impôts convenablement.

 Plusieurs intervenants ont réagi  à ces affirmations du consultant. Le premier a été le Directeur Général de l’API Mr Antoine KABURA qui s’est beaucoup fixé sur le problème qu’a l’API pour surveiller tous les soi-disant entrepreneurs parce que le service de contrôle  n’est pas centralisé. Certains services ne sont pas disponibles à l’API et on doit recourir à la mairie ou à de différents ministères. L’API n’a pas encore réussi de s’établir sur tout le territoire national par défaut de moyen. Tous ces facteurs font perdre beaucoup de temps et donc beaucoup d’argents aux contribuables. 

L’autre problème mentionné est que la loi régissant les investissements présente des failles que des investisseurs bien informés peuvent contourner facilement. Un autre obstacle est celui de l’existence d’entreprises fantômes et d’autres qui ne tiennent pas parole concernant leur engagement quand l’API leurs ouvrent les portes. Par exemple le salaire minimum pour un emploi permanent devrait être de 150.000FBu et chaque investisseur doit promettre d’engager un certain nombre de salarier proportionnellement à son chiffre d’affaire et très peu mettent en application ces promesses.         

 « Le gouvernement du Burundi a créé l’API et il est dans ses devoirs de suivre de près les activités et apporter de l’aide à cette institution comme nous le faisons. » a martelé Faustin NDIKUMANA avant la fin de l’atelier.

 

Auteur :

The Um fashion