La BRB annonce une nouvelle révision de la règlementation des changes

Dans le souci d’adapter la réglementation des changes aux réalités du moment, le gouverneur de la Banque de la République du Burundi, Jean Ciza, a procédé ce mardi à la correction des lacunes observées. La libéralisation du compte du capital donc du marché financier burundais et la lutte contre la fuite et la flambée des devises constituent les bases de cette révision de la réglementation des changes.     

‘’ Le marché financier en cours de création au Burundi attirera sans doute des investisseurs étrangers et les résidents du Burundi voudront investir dans le marché financier régional’’. C’est dans ces mots d’espoir que le gouverneur de la Banque de la République du Burundi, Jean Ciza, a débuté la conférence de presse de ce mardi 17 Septembre 2019. Il a rappelé que la loi numéro 1/34 du 02 décembre 2008 portant Statuts de la Banque de la République du Burundi, BRB, lui confère, entre autres missions, celle de définir et gérer les réserves officielles de change.

‘’  La perte de la qualité de changeur agréé pour les hôtels avec possibilité d’accepter des paiements en devises pour les non-résidents’’, figure parmi les innovations apportées à la nouvelle réglementation. Jean Ciza, gouverneur de la BRB, dans la conférence de presse de ce mardi ajoute que les touristes et voyageurs sont dans l’obligation de déclarer les sommes en devises détenues en cash au-delà de dix milles dollars (10.000 USD) ou l’équivalent en une autre devise et deux cent milles en francs burundais (200.000 BIF).

Jean Ciza poursuit que quiconque exerce une activité de change sans agrément de la BRB s’expose à la confiscation des montants en sa possession par les autorités habilitées. Pour faciliter cette tâche, la BRB a mis en place un logiciel que tout bureau de change agréé doit posséder et il sera connecté en permanence à la BRB pour suivre les activités de change.     

Toujours dans le but de contrôler les opérations des bureaux de change, le gouverneur de la banque centrale a ordonné aux propriétaires des maisons de change de délivrer un bordereau à chaque acte de change. En outre, les bureaux de change doivent fixer le taux de change journalier en se référant aux taux officiels de la BRB, indique Jean Ciza, gouverneur de la BRB. Il fait savoir également que le capital minimum pour ouvrir un bureau de change passe de 50 millions à 100 millions de Fbu. 

Les importateurs sont également concernés par la nouvelle réglementation sur les réserves officielles de change. Le paiement en espèce des importations est revu à la baisse, elle passe de 40.000 dollars US à 5 000 dollars US et l’allocation d’un montant ‘’maximal’’ de 10 000 dollars US sous forme de monnaie électronique sur carte bancaire. ‘’ Cette baisse est justifiée par la volonté de limiter la circulation des espèces en devises et favoriser le paiement électronique’’, explique le gouverneur de la BRB. Et une autre forte limite dans la nouvelle réglementation de change est celle que sans aucune pièce justificative, le change est revu à la baisse et passe de 3 000 USD à 500 USD par jour et par opération sans dépasser 3 000 USD.

A la question de savoir si ces nouvelles mesures seront appliquées surtout celles d’appliquer le taux de change officiel fixé par la BRB, décision non appliquée dans les règlementations antérieures émises par la BRB, Jean Ciza répond que le nouveau logiciel va énormément aider dans la surveillance des bureaux de change.      

Auteur :Olivier Bizimana

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