Elle ne reste pas les bras croisés, elle se bat

Licence en économie en poche depuis 2016, Benitha Bizimana, 33 ans, a cherché du travail mais en vain. Elle a fait des stages mais les employeurs ont du mal a créé des postes pour les jeunes. En plus des moyens de transports qui manquent, ce n’est pas évident de finir son stage. Elle a opté pour l’élevage des volailles et cela lui procure des revenus.

‘’ J’ai plus de 100 poules et par jour je récolte 30 œufs que je vends aux boulangeries’’, indique avec fierté cette jeune maman de trois enfants. Benitha Bizimana fait savoir qu’elle a commencé cet élevage en novembre 2018 avec une vingtaine de poules. ‘’ J’ai mélangé les poules d’origine burundaise et celles importées’’, précise Benitha Bizimana. Cela pour leur résistance aux maladies et pour permettre de couver les œufs afin de renouveler le poulailler. Benitha Bizimana indique que les poules qui atteignent deux ans sont vendues à un prix qui varie entre 18.000 Fbu et à 20.000 Fbu. 

Benitha Bizimana ajoute que pour faire cet élevage, il faut vraiment aimer ce travail, soigner et nourrir les poules. ‘’ Je dois acheter nourriture, médicaments et vitamines pour ces volailles ’’, poursuit la jeune économiste. Toutefois, elle signale que les médicaments sont chers, elle doit économiser pour parer à toutes éventualités.

Benitha Bizimana témoigne qu’un jour son plus beau coq est tombé malade, il s’est couché par terre. ‘’ Je me suis mise à le nourrir moi-même, à lui donner des médicaments des vitamines pour qu’il retrouve les forces’’, raconte-t-elle. 4 jours après, elle a vu le coq se remettre débout et il a commencé à courir, elle a eu une immense joie et son mari l’ai félicité en lui donnant le titre de vétérinaire. ‘’ Je ne peux pas vendre ce coq ni le manger’’, fait-elle savoir.

Benitha Bizimana indique qu’elle aimerait acquérir un grand terrain où elle pourra agrandir son poulailler et être près de ses volailles. ‘’ Il faut toujours être près de ses volailles et ne pas laisser le travail aux employés ’’, conseille-t-elle. Pour ceux qui veulent la soutenir, elle est joignable au numéro 71 149 000.

Auteur :Olivier Bizimana

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