Cinquième édition de la soirée des jeunes entrepreneurs très réussie

Une cinquantaine de jeunes entrepreneurs en devenir a répondu présent à la cinquième édition de la soirée des jeunes entrepreneurs. Des jeunes motivés, pleins d’idées et de plans d’affaires mais qui savent pas par où commencer surtout que les fonds manquent cruellement a cette jeunesse. L’Ambassade des Pays- Bas au Burundi comprend cette problématique des jeunes entrepreneurs et elle a trouvé une astuce.

Après le mot d’accueil de l’ambassadrice des Pays-Bas, Caecilia Wijgers, qui s’investit beaucoup dans le soutien des jeunes entrepreneurs, une vidéo a été projetée devant les jeunes entrepreneurs pour les motiver encore plus. 4 entrepreneurs témoignent leurs débuts dans les affaires. Le premier témoignage est celui de Jean Marie Vianney, un jeune entrepreneur de la commune Giheta qui a perdu son père étant encore à l’école secondaire. Il a pu trouver un petit capital grâce aux crédits-épargnes avec les voisins. Depuis il est propriétaire d’une boutique, d’un cabaret et d’une plantation de bananeraie et des animaux domestiques. ‘’ Actuellement, je fais vivre mes petits frères et ma mère’’, indique-t-il.

De son côté, Epitace, habitant de la province Ngozi, a vu son travail prendre fin et il n’a pas pu trouver un autre immédiatement. ‘’ Trouver du travail n’est pas chose facile au Burundi’’, fait savoir Epitace. Il a alors eu l’idée de créer un atelier de menuiserie avec un petit fond. ‘’Créer un atelier de menuiserie ne demande pas un grand capital mais il faut avoir des menuisiers expérimentés ’’, informe-t-il. Aussitôt les commandes de planches ou des portes et chaises ont débuté. Par après, Epitace a eu plusieurs formations sur comment élaborer des plans d’affaire. Il a ainsi gagné un prix lors d’un concours organisé par la BBIN et le PRODEFI. Il a empoché un million de Franc Burundais et les deux institutions lui ont assuré un coaching. Avec PRODEFI, Epitace a pu avoir un crédit de 21 millions de Fbu pour acquérir 3 machines. ‘’ J’ai pu agrandir mon atelier et installer des compteurs d’électricité’’, ajoute Epitace qui dit avoir terminé de payer son crédit au mois de décembre. Epitace dit vendre plus de 1000 planches pour 3000 Fbu par jour en cas de forte demande.

Dans son exposé Marie Louise Kamikazi, Directrice du Réseau des Institutions de Microfinance ‘’ RIM’’ informe qu’au Burundi il existe 40 institutions de microfinances, 10 banques commerciales, 2 institutions financières et une poste. ‘’Toutes ces institutions financières proposent plusieurs gammes de crédit avec des conditions bien sûr pour récupérer les montants injectés’’, rappelle Marie Louise Kamikazi. Parmi les conditions figurent les garanties, des hypothèques, des nantissements, des avaliseurs, des fonds de commerce, les cautions solidaires etc...

La directrice du RIM conseille aux jeunes entrepreneurs d’avoir d’abord des projets bien ficelés dans un plan d’affaire. ‘’ Mais faute de garanties et d’expériences, les jeunes entrepreneurs ont du mal à avoir des crédits ou à bien gérer leurs projets’’, indique Marie Louise Kamikazi. Cette dernière conseille aux jeunes entrepreneurs de constituer des crédits de groupes solidaires ou des cautions solidaires afin d’avoir des fonds de démarrage ou de fonctionnement. La directrice du RIM fait savoir qu’ailleurs dans d’autres pays africains comme le Togo, des jeunes entrepreneurs sont d’abord formés et ils sont suivis par un parrain ou un mentorships pour la notoriété de ces jeunes entrepreneurs devant les institutions financières.       

Pour concrétiser le thème de la cinquième soirée des jeunes entrepreneurs dediée à ‘’ La mobilisation des ressources’’, l’Ambassade des Pays-Bas au Burundi a invité différentes institutions financières et de coaching dont un représentant de la prochaine Banque des Jeunes pour s’entretenir avec les jeunes entrepreneurs. Ces derniers très motivés à poser des questions dans ces entretiens sont rentrés plus informés avec des contacts et des dépliants relatant les services offerts par ces institutions financières. 

Auteur :Olivier Bizimana

The Um fashion