LE CINEMA BURUNDAIS EST A L'HONNEUR

Léonce NGABO président du FESTICAB a tenu une conférence de presse dans laquelle il nous a donné le compte rendu de sa dernière visite à Arusha avec une délégation burundaise dans le cadre de participer au Festival du Film Africain d'Arusha. C'était aussi une occasion de nous parler du Réseau des Festivals et des Professionnels du Film de l'Afrique de l'Est qui aura son siège ici à Bujumbura.


"Nous avons été à l'honneur" a dit Léonce NGABO qui a été nommé président de ce réseau. Trois jeunes burundais étaient invités pour participer à une formation professionnelle dans la cinématographie. "Nous ne sommes pas revenus comme nous sommes partis. Nous avons maintenant beaucoup plus de connaissances." ont été les propos Lynda Brown Kana, une des participantes. "Même si les tanzaniens ont beaucoup de film, cela ne veut pas dire qu'ils sont plus professionnels que nous. La formation m'a fait remarquer que nous faisions tous les mêmes erreurs." a ajouté Hussein un autre jeune acteur burundais.

Floriane KANEZA, directrice d’Itulive Agence d’ Acteur, avait été invité comme membre du jury de la section documentaire. "Cela nous a montré qu'on nous fait confiance et qu'on reconnait notre professionnalisme au niveau régional" a encore a ajouté Léonce NGABO. Pour tout couronné, un burundais a été primé à la fin du festival par le plus grand prix du jour. IMASHOKA, un film de Jean Marie NDIHOKUBWAYO, a reçu le prix du meilleur long métrage.


La visite à Arusha avait aussi comme objectif la tenue d’une rencontre des membres du comité exécutifs du Réseau des Festivals et des Professionnels du Film de l’Afrique de l’Est. Cette rencontre a été prévue pour présenter le réseau devant le Secrétariat Général de l’EAC et aussi à leur principal et unique sponsor ; GIZ. C’était aussi en vue de leur informer de l’agreement du réseau au niveau du ministère et leur demander leur soutien, requête à la demande à laquelle ils ont eu une réponse positive. " Vous prêchez à des convertit. " fut la réponse des partenaires d’après Léonce NGABO.


Petit à petit l’oiseau fait son nid. L’industrie cinématographique burundaise est émergente et cela se voit par la place qu’il a dans la sous région. "On ne s’arrêtera pas là, nous avons encore beaucoup à faire" fut la conclusion de Floriane KANEZA.

Auteur :

The Um fashion